Alain146 a écrit :pel a écrit :darazs a écrit :
très impressionante cette plume!
Ce serait bien de vois l'originale et la plume retravaillée cote à cote.
Ah ça se fera lors d'une prochaine visite chez Alain, il doit bien l'avoir dans sa collection.
Exact ,on t'attend ! Avec plaisir bien sûr !

Alors la plume Falcon d’Alain étant introuvable et celle de Borelek étant restée à la maison avec son propriétaire, aucune comparaison n’a été possible.
Cependant Alain affirme que sa Falcon non modifiée n’a rien à voir avec celle-ci.
Je me suis donc rabattu sur 4 stylos contemporains aux plumes réputées flexibles. Qu’en dire ? Voilà mes avis suite à l’expérience (rien d’absolu hein !) avec les 4 plumes suivantes :
1.Omas Flessible : variation de l’épaisseur du trait d’environ 0,4 à 2 mm (~5 fois). Plume la 2e plus nerveuse parmi les 4. Mais elle reste molle malgré tout. La pression à exercer pour écarter les becs est moyenne. Cette plume pourrait être qualifiée de « soft » (pression moyenne, retour des becs trop lent, variation de l’épaisseur du trait).
2.Pelikan M1000 : variation de l’épaisseur du trait d’environ 0,3 à 1.1 mm (~4 fois). Plume molle, retour des becs paresseux, pression un peu plus grande que l’Omas pour écarter les becs. Plume « soft » ou plutôt mi-raide (allez comprendre mon bon Monsieur…).
3.Wahleversharp decoband : variation du trait de 0,4 à 2 mm (~ 4,5 fois). Plume molle, colle au papier, pression moyenne-forte pour écarter les becs. Plume « soft ». Ce stylo est bien construit, les finitions superbes, mais sa masse…et sa plume laserifiée ! Eh bien non on ne peut pas plaire à tous.
4.Pilot Falcon plume SF (soft fine) : variation du trait 0,2 à 1 mm (~ 5 fois). Retour des becs le moins paresseux des 4 plumes, en fait cette plume est un peu plus nerveuse que l’ »Omas flessible ». Mais le ressenti est loin d’être celui de la plume FA retaillée et assouplie. Contrairement au 3 premières, il est possible en écriture de taille normale (caractères ≤ 5 mm de hauteur), d’avoir des variations de traits significatifs (mais faut pas rêver non plus), sans trop empâter le tracé des lettres, par un afflux d’encre causé par le retour lent des becs en position initiale. Pour les 3 autres plumes il faut vraiment écrire en gros et grands caractères ou tracer de relativement grandes volutes pour obtenir une variation de trait visuellement satisfaisante. Plume « soft » qui porte bien son nom.
La plume FA en comparaison : variation de l’épaisseur du trait d’environ 0,1 à 1.2 mm (~12 fois). Plume nerveuse, retour des becs quasi-immédiat, pression faible pour écarter les becs. Plume «flexible ».
Une mauvaise photo pour donner une idée.
Pour avoir une idée de vraie flexibilité, essayer des plumes pour porte-plumes, ensuite tester en magasin les plumes (ou chez Alain, s’il est d’accord) avant d’acheter sur la foi d’innombrables post(s) décrivant la meeerrrrveilleuse flexibilité de nos stylos contemporains sous peine d’être déçu, mais bon ça dépend aussi de vos attentes.
Pour avoir un stylo avec une plume moderne réellement flexible ou s’en approchant, je conseillerais d’acheter les plumes modifiées de Greg Minuskin
http://gregminuskin.com/?attachment_id=20829
ou de John Mottishaw
http://www.nibs.com/spencerian-customization.htm
ou d’en trouver d’occasion.